Marie Blachère

Un métier de passion

Publié le : 10 août 2026 Mise à jour le : 04 septembre 2026

L’ouverture d’une franchise Marie Blachère demande entre 75 000 € et 300 000 € de fonds propres, pour un investissement global compris entre 250 000 € et 1 million d’euros selon le format, auxquels s’ajoutent 40 000 € de droit d’entrée.

Le réseau dépasse 800 boulangeries en 2026 pour un volume d’affaires de 1,2 milliard d’euros en 2025, dont plus d’une centaine exploitées en franchise. L’enseigne vise 1 million d’euros de recettes par boulangerie après deux ans, sur des zones d’environ 15 000 habitants, avec un engagement de neuf ans.

  • 800 points de vente
  • Apport : 75 000 €

Comment ouvrir une franchise Marie Blachère ?

Marie Blachère en chiffres

Données vérifiées le

Réseau & histoire
Secteur
Création de l'enseigne 2004
Début de la franchise 2016
Nombre de points de vente 800 (2026)
Dont franchisés / succursales 100 / Non communiqué
Chiffre d'affaires réseau 1 200,0 M€ (2025)
Fondateur Bernard Blachère
Investissement
Apport personnel minimum 75 000 €
Droit d'entrée 40 000 €
Investissement global moyen 250 000 €
CA moyen à 2 ans 1,0 M€
Durée du contrat 9 an(s)
Zone de chalandise 15 000 habitants
Juridique & reconnaissance
Membre de la FFF Non
SIREN 478455793
Récompenses
  • « Meilleure Chaîne de Magasins » dans la catégorie boulangerie (2025)
  • « Meilleure Chaîne de Magasins » dans la catégorie boulangerie (2024)

Galerie photo Marie Blachère

Ce que vous touverez sur cette franchise

Comment a été crée le réseau Marie Blachère ?

Une riposte commerciale devenue leader national

L’enseigne ne naît pas d’une passion pour le pain mais d’une réaction commerciale. Bernard Blachère, fils de paysan formé très jeune au commerce sur les marchés aux côtés de ses parents, exploite des magasins de fruits et légumes. Il constate alors que des boulangers s’installant à proximité de ses points de vente captaient une part de son flux. En 2004, il décide d’ouvrir sa propre boulangerie à Salon-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône. L’enseigne prend le prénom de sa fille, Marie.

Le démarrage reste modeste. Le concept est retravaillé pendant quatre années, avec l’introduction de deux mécaniques commerciales qui feront sa signature : la vente en et une remise de 50 % sur l’ensemble du magasin durant la dernière demi-heure d’ouverture. Le pain est fabriqué sur place, à partir de levain naturel.

Le déploiement s’accélère à partir de 2009. La centième boulangerie ouvre en février 2011, la deux centième en septembre 2013. La même année naît un format adapté aux centres-villes, à Avignon. En mars 2014, l’enseigne franchit la frontière avec une implantation à Messancy, en Belgique. Un rapprochement avec Grand Frais permet par ailleurs d’implanter des boulangeries à proximité des magasins de cette enseigne, accélérant le maillage.

Le réseau s’est construit pendant douze ans en succursales, avant de s’ouvrir à la franchise en 2016. Le concept a donc été éprouvé sur des centaines d’unités exploitées en propre avant qu’un premier partenaire n’y investisse ses fonds. À l’échelle du secteur, cette antériorité constitue un argument peu commun.

Une présentation en étal de marché, une fabrication sur place

Le principe fondateur tient dans une idée simple : présenter les produits de boulangerie comme sur un étal de marché. Les surfaces sont comprises en 350 et 400 m², nettement supérieures à la moyenne du métier, avec un linéaire dense, abondamment garni et fortement éclairé. Cette générosité visuelle constitue l’essentiel de l’argument commercial.

La production est intégralement réalisée sur place, selon les méthodes traditionnelles : pétrissage, façonnage et cuisson en boutique. La baguette signature est proposée en trois degrés de cuisson, et la cuisson s’échelonne tout au long de la journée pour garantir la fraîcheur. Le réseau revendique une farine de blé entièrement française pour sa baguette et un service d’achat interne pour la sélection des fruits et légumes.

L’offre dépasse largement la boulangerie traditionnelle. Elle intègre pâtisseries, viennoiseries, sandwichs, tartes, pizzas ainsi qu’une composante café. Cette amplitude place l’enseigne sur plusieurs moments de consommation, du petit-déjeuner au déjeuner rapide.

Un réseau reconnu dans le secteur de la boulangerie

Avec plus de 800 boulangeries et 1,2 milliard d’euros de volume d’affaires en 2025, Marie Blachère occupe la première place des réseaux de boulangerie en France. La diversification vers le snacking et la restauration rapide l’a placée parmi les premières chaînes de restauration rapide de France.

Deux titres de Meilleure Chaîne de Magasins en catégorie boulangerie, obtenus en 2024 puis en 2025, viennent confirmer cette position auprès des consommateurs.

Quel budget faut-il pour devenir franchisé Marie Blachère ?

Il faut compter entre 75 000 € et 300 000 € d’apport personnel, pour un coût total situé entre 250 000 € et 1 million d’euros selon le format retenu, avec 40 000 € de droit d’entrée.

Des fonds variables selon l’ampleur du projet

L’écart considérable en apport personnel et investissement total reflète l’existence de formats distincts, du point de vente compact en centre-ville à la grande boulangerie de périphérie. Un candidat ne peut construire aucune projection sérieuse sans avoir arrêté le format visé et obtenu le chiffrage correspondant.

Quel est le droit d’entrée pour ouvrir une franchise Marie Blachère ?

Le droit d’entrée s’établit à 40 000 €. L’engagement porte sur 9 ans, durée supérieure à la moyenne du secteur alimentaire, où les contrats de cinq à sept ans prédominent. Le détail des redevances d’exploitation et de communication figure au document d’information précontractuel, transmis avant signature.

Comment avoir le financement nécessaire pour ouvrir une franchise Marie Blachère ?

Dans la fourchette haute, on se situe plus dans une logique d’investissement industriel que d’ouverture de commerce. Il y a un outil de production complet à financer : pétrin, fours, chambres de pousse, matériel de froid, en plus de l’aménagement d’une surface de 350 m².

Trois points permettent d’obtenir un prêt bancaire pour ouvrir la franchise  :  le premier tient à la nature de l’équipement. En effet, un laboratoire de boulangerie constitue un actif corporel identifiable, ce qui améliore la garantie offerte au prêteur.

Le deuxième concerne le local : sur les emplacements de flux recherchés, le droit au bail ou le pas-de-porte peut représenter un montant substantiel, à chiffrer séparément de l’enveloppe annoncée.

Le troisième porte sur le besoin en fonds de roulement : une boulangerie visant 1 million d’euros de recettes annuelles emploie une équipe conséquente dès l’ouverture, avec une masse salariale à financer avant la montée en régime.

L’enseigne pratique également la location-gérance, présentée comme un moyen de permettre à ses salariés d’accéder à l’exploitation.

 

Quelle rentabilité pour une franchise Marie Blachère ?

L’enseigne affiche un objectif de 1 million d’euro de recettes annuelles par boulangerie après deux ans.

Il faut noter que les unités franchisées et les succursales ne réalisent pas nécessairement les mêmes performances.

Les principaux postes de dépenses sont : la masse salariale, le coût matière, et le loyer d’une surface de 350 m² sur un emplacement de flux. À l’échelle du réseau, plus de 11 000 collaborateurs travaillent sous l’enseigne, soit une moyenne d’une quinzaine de personnes par unité.

Un élément propre au modèle mérite attention : la remise de 50 % appliquée durant la dernière demi-heure d’ouverture limite les pertes sur invendus, mais elle pèse mécaniquement sur la marge d’une fraction du chiffre d’affaires. Son impact réel sur le résultat est une question à poser directement au franchiseur.

Quel candidat à la franchise l’enseigne recherche-t-elle ?

Le réseau cible des managers passionnés par le produit, tournés vers le client, capables d’animer une équipe importante au quotidien.

Le profil attendu par le franchiseur

L’enseigne décrit le profil recherché comme celui d’un manager enthousiaste, investi, appréciant le travail collectif et orienté vers la satisfaction client.

Piloter une boulangerie de 350 m² employant une quinzaine de personnes relève de la gestion d’équipe et du commerce. Avoir de la technique boulangère n’est pas un prérequis sachant qu’elle va être assurée par des boulangers professionnels recrutés pour la production.

Le cadre applicable à la boulangerie artisanale

Une contrainte réglementaire spécifique s’applique ici, contrairement à d’autres formats alimentaires. L’appellation « boulangerie » sur la devanture est protégée : elle suppose que le pain soit pétri, façonné et cuit sur place. Le modèle Marie Blachère répond à cette exigence, ce qui implique de disposer d’un véritable laboratoire de production et explique une part significative du niveau d’investissement.

S’y ajoutent les obligations sanitaires classiques de la restauration : formation à l’hygiène alimentaire, application de la méthode HACCP, traçabilité, déclaration auprès des services vétérinaires. Aucun diplôme de boulanger n’est en revanche exigé du franchisé lui-même, dès lors que la production est assurée par du personnel qualifié.

Quelle est l’emplacement idéal pour ouvrir une franchise Marie Blachère ?

Les caractéristiques du local

La surface recherchée avoisine 350 m², très au-dessus des standards de la boulangerie traditionnelle. Cette dimension découle directement du concept : un linéaire abondant, un laboratoire de production complet et, selon les formats, un espace de consommation sur place. L’enseigne accompagne ses candidats dans la recherche du local.

Le bassin de clientèle attendu

La zone de chalandise s’établit à environ 15 000 habitants. Ce seuil, modéré au regard de la surface exploitée, s’explique par l’amplitude de l’offre. En effet, une boulangerie qui vend aussi du snacking, du café et de la pâtisserie capte plusieurs moments de consommation et fidélise une clientèle sur des visites répétées.

L’enseigne a effectué des implantations dans de petites villes commerciales, démontrant que le modèle ne se limite pas aux grandes agglomérations.

Quelles sont les zones disponibles pour ouvrir une franchise ?

Le réseau dépassant 800 unités, le maillage français est déjà dense. Les fondateurs ont annoncé vouloir poursuivre le développement par trois voies simultanées : la franchise, la location-gérance et l’international. La disponibilité d’un secteur donné constitue le premier point à vérifier auprès du pôle franchise.

L’accompagnement proposé par le réseau Marie Blachère

L’enseigne dispense un programme complet de formation destiné à transmettre le concept et les méthodes de vente du groupe.

Le pôle franchise du groupe assure l’accompagnement des partenaires, avec une direction dédiée. L’antériorité succursaliste de l’enseigne constitue un atout. Les process d’exploitation ont été rodés sur plusieurs centaines d’unités gérées en propre avant d’être transmis à des franchisés, ce qui limite les zones d’incertitude opérationnelle.

Le franchisé bénéficie de l’appui du groupe dans la recherche du local, de la puissance d’achat d’une structure gérant plus de 800 points de vente, d’un service d’achat interne pour les matières premières, et de la notoriété d’une marque distinguée deux années consécutives par les consommateurs.

Quelles sont les étapes pour devenir franchisé Marie Blachère ?

  1. La candidature : prise de contact avec le pôle franchise du groupe et présentation du projet et de la zone envisagée.
  2. L’étude de la zone : validation du secteur au regard du maillage existant et du bassin de 15 000 habitants.
  3. Le choix du format : arbitrage entre les configurations disponibles, décision qui détermine l’ampleur de l’investissement.
  4. La recherche du local : identification d’une surface d’environ 350 m² avec l’appui de l’enseigne.
  5. La validation et le financement : remise du document d’information précontractuel, construction du prévisionnel et montage bancaire.
  6. La formation et l’ouverture : programme de formation au concept et aux méthodes de vente, travaux, recrutement de l’équipe puis lancement.

Est-ce que la franchise Marie Blachère est développée à l’international ?

L’internationalisation constitue l’un des trois axes de développement revendiqués par le groupe, aux côtés de la franchise et de la location-gérance.

Le premier point de vente hors de France ouvre en mars 2014 à Messancy, en Belgique. Le réseau s’est ensuite implanté au Luxembourg, au Portugal et aux États-Unis. Cette présence sur le marché nord-américain distingue l’enseigne de la plupart des réseaux de boulangerie français, dont l’expansion se limite généralement aux pays limitrophes.

Pour un candidat français, cette dimension n’apporte pas d’avantage opérationnel direct, mais elle constitue un indicateur. Un concept qui s’exporte sur des marchés aussi différents que le Portugal et les États-Unis démontre une véritable capacité d’adaptation.

Quelle différence entre reprendre une boulangerie Marie Blachère existante ou opter pour la location-gérance ?

Deux voies alternatives à la création méritent d’être examinées, dont l’une est propre à cette enseigne.

La location-gérance occupe une place singulière dans la stratégie du groupe. Elle traduit la volonté affichée par le fondateur de faire bénéficier ses salariés de la réussite de l’entreprise. Un collaborateur peut ainsi accéder à l’exploitation d’un point de vente sans supporter l’investissement d’une création. Le groupe annonçait une cinquantaine de points de vente basculant sous ce régime en 2025. Cette formule s’adresse en priorité aux salariés du réseau, mais son ampleur mérite d’être vérifiée par tout candidat, y compris externe.

La reprise d’une boulangerie en activité n’est documentée par aucune source publique quant à ses modalités au sein du réseau. Compte tenu de l’ancienneté de l’enseigne et de la taille de son parc, des transmissions existent.

Reprendre une unité en exploitation évite la phase de travaux et de recrutement et permet d’analyser la rentabilité de l’entreprise sur des comptes réels plutôt que sur un prévisionnel. La question est à soumettre au pôle franchise.

Les points à analyser avant de s’engager avec la franchise

Plusieurs éléments appellent une vérification approfondie auprès du franchiseur et de franchisés en exercice.

  • Le réseau reste très largement succursaliste. Sur plus de 800 boulangeries, une centaine environ est exploitée en franchise. L’enseigne domine son marché en nombre de points de vente, mais son expérience de franchiseur est plus récente et plus étroite que ne le suggère sa taille. Interrogez le pôle franchise sur le nombre d’ouvertures franchisées par an, le taux de renouvellement des contrats et les éventuelles sorties de réseau.
  • L’amplitude de l’investissement interdit tout raisonnement moyen. Entre 250 000 € et 1 million €, il ne s’agit pas du même projet, ni du même risque, ni du même profil de candidat. Le format doit être arrêté et chiffré avant toute projection.
  • Le coût du local n’est pas nécessairement inclus dans l’enveloppe annoncée. Sur des surfaces de 350 m² en emplacement de flux, le droit au bail peut modifier significativement le budget réel.
  • La masse salariale constitue le premier poste de charges. Une quinzaine de collaborateurs par unité en moyenne suppose un recrutement soutenu dans un secteur en tension, notamment sur les postes de production. Interrogez le réseau sur l’accompagnement fourni à ce sujet.

Marie Blachère comparée aux autres réseaux de boulangerie

Sur le marché de la boulangerie en réseau, Marie Blachère se mesure principalement à Ange, réseau essentiellement franchisé, et à Sophie Lebreuilly, enseigne plus récente en forte croissance.

Le contraste le plus instructif porte sur la structure des réseaux, non sur les montants. Marie Blachère exploite près de trois fois plus de points de vente qu’Ange, mais compte moins d’unités franchisées en valeur absolue. Ange, développé en franchise dès l’origine, revendique le titre de premier réseau de boulangeries en franchise. Pour un candidat, cela signifie que le franchiseur le plus expérimenté dans la relation avec des partenaires indépendants n’est pas nécessairement le plus grand en taille.

Sophie Lebreuilly illustre une troisième configuration : un réseau récent, à la croissance rapide, sur des zones de chalandise proches de celles de Marie Blachère et un ticket d’entrée du même ordre. Son parc reste toutefois dix fois plus petit, avec ce que cela implique en notoriété acquise et en profondeur de l’accompagnement.

Un candidat privilégiant la puissance d’une marque installée et la solidité d’un concept éprouvé sur des centaines d’unités trouvera chez Marie Blachère un dossier difficile à égaler. Celui qui attache plus d’importance à l’expérience du franchiseur en tant que tel, ou qui souhaite intégrer une franchise en boulangerie, regardera Ange avec attention. Celui qui recherche un réseau en phase d’expansion, où les territoires disponibles sont plus nombreux, examinera Sophie Lebreuilly.

Questions Fréquentes sur la franchise Marie Blachère

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Sources et méthodologie

  • Site de l'enseigne Consulté le 31 juillet 2026
  • Snacking Consulté le 31 juillet 2026
  • Observatoire de la franchise Consulté le 31 juillet 2026

Les chiffres de chiffre d'affaires sont des moyennes réseau communiquées par le franchiseur. Ils ne constituent ni une garantie ni un engagement contractuel.

Dernière vérification : 31 juillet 2026

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