EVA (Esports Virtual Arenas)

Un concept unique dans un marché en croissance

Publié le : 10 août 2026 Mise à jour le : 02 septembre 2026

Rejoindre le réseau EVA Esports Virtual Arenas suppose de disposer de 200 000 € de fonds propres, pour une enveloppe totale allant de 350 000 à 950 000 € selon le format de salle retenu, redevance initiale de 27 000 € comprise. Les recettes annoncées après deux ans se situent entre 600 000 € et 1 million d’euros par salle.

  • 50 points de vente
  • Apport : 200 000 €

Comment ouvrir une franchise EVA (Esports Virtual Arenas) ?

EVA (Esports Virtual Arenas) en chiffres

Données vérifiées le

Réseau & histoire
Secteur
Création de l'enseigne 2018
Début de la franchise 2019
Nombre de points de vente 50 (2025)
Dont franchisés / succursales 50 / Non communiqué
Chiffre d'affaires réseau 30,0 M€ (2025)
Fondateur Jean Mariotte & Stéphanie Belle & William Klein
Investissement
Apport personnel minimum 200 000 €
Droit d'entrée 27 000 €
Investissement global moyen 650 000 €
CA moyen à 2 ans 800 000 €
Durée du contrat 7 an(s)
Zone de chalandise Non communiqué
Juridique & reconnaissance
Membre de la FFF Non
SIREN 834704447
Récompenses
  • "Meilleure expérience de la Paris Games Week" (2019)

Galerie photo EVA (Esports Virtual Arenas)

Ce que vous touverez sur cette franchise

EVA, l’enseigne qui a inventé une discipline sportive

Du rêve d’un gamer à un réseau présent sur trois continents

L’histoire démarre par une frustration de joueur. Passionné de jeux vidéo, Jean Mariotte cherche depuis l’arrivée des casques Oculus et HTC Vive, vers 2014, une expérience de réalité virtuelle réellement immersive mais ne trouve rien de satisfaisant. Son ambition est de jouer à un jeu de tir sur un terrain de football.

En 2018, il fonde l’entreprise avec deux associés, Stéphanie Belle et William Klein, pour concrétiser cette idée.

La révélation publique intervient à la Paris Games Week 2019. Le trio y installe une arène de réalité virtuelle inédite par sa taille, qui attire des files d’attente de plusieurs heures et remporte le prix de la meilleure expérience du salon.

La même année, l’entreprise structure son modèle de développement en franchise. Le premier centre ouvre à Beauchamp, dans le Val-d’Oise, et sert de laboratoire au concept avant sa duplication.

L’expansion suit un rythme rapide : neuf salles fin 2021, une vingtaine en 2022 avec les premières implantations hors de France, puis un maillage qui s’étend à Lille, Bordeaux, Lyon, Nantes, Toulouse ou encore La Réunion.

Un vaisseau amiral de 3 000 m² ouvre à Paris-Est en décembre 2024, réunissant deux arènes, un bar à fléchettes en réalité augmentée, un plateau télévisé et un restaurant.

Le développement s’appuie sur plusieurs tours de table successifs : 2,5 M€ en 2019, 5 M€ en 2022, puis une opération de 35 M€ bouclée au printemps 2026 avec l’entrée de RAISE Invest au capital. À cette occasion, l’enseigne communiquait sur plus de 70 salles en exploitation dans dix pays et visait la centaine d’ici la fin 2026.

Une arène de 500 m² où les joueurs se déplacent librement

Le principe distingue EVA de la quasi-totalité des offres de réalité virtuelle. Là où la plupart des concepts immobilisent le joueur sur une plateforme ou dans un espace réduit, EVA propose le déplacement libre sur une surface de jeu de 500 m². Équipé d’un casque et d’un équipement de suivi, le participant marche, court et se met à couvert physiquement, tandis que son corps se déplace réellement dans l’espace numérique.

Cette combinaison entre effort physique et jeu vidéo compétitif est revendiquée par les fondateurs comme la naissance d’une discipline autonome, distincte à la fois de l’esport traditionnel et des loisirs immersifs classiques. Le titre phare du réseau, After-H, a demandé plus de trois années de développement en interne, l’enseigne disposant de son propre studio.

Une salle type ne se limite pas à l’arène. Elle intègre des écrans destinés au public, un bar esport et un espace de convivialité, de façon à ce qu’un visiteur qui ne joue pas conserve un intérêt à rester sur place. Cette dimension spectateur, rare dans le loisir indoor, ouvre au franchisé des recettes annexes et allonge la durée de présence des groupes.

Un positionnement sans équivalent direct sur le marché français

Le marché des loisirs indoor se recompose autour des expériences immersives et la réalité virtuelle y occupe une place croissante. EVA s’y distingue moins par la technologie que par l’échelle. Il y a très peu d’enseignes proposant une arène de cette dimension en déplacement libre.

Par ailleurs, l’entreprise a construit un écosystème qui déborde largement la simple exploitation de salles. Elle a lancé un championnat de France d’esport en réalité virtuelle en partenariat avec Webedia, puis une ligue professionnelle européenne réunissant huit organisations esport reconnues, parmi lesquelles G2 Esports, Team Vitality ou SK Gaming.

Pour un franchisé, cette dimension compétitive constitue un atout de fréquentation. En effet, elle génère une actualité permanente et fidélise une communauté de joueurs réguliers, là où un concept de loisir purement occasionnel dépend de la seule nouveauté.

Quel investissement pour ouvrir une franchise EVA ?

Ouvrir une salle EVA mobilise une enveloppe globale de 350 000 à 950 000 € selon le format retenu, avec des fonds propres exigés de 200 000 € et des droits d’entrées de 27 000 € (sources : AC Franchise et Observatoire de la franchise, 2026).

Quel apport faut-il pour ouvrir une franchise EVA ?

Les 200 000 € d’apport personnel demandés placent EVA parmi les concepts de loisir indoor les plus exigeants à l’entrée. La différence de l’investissement global s’explique par l’état du bâtiment repris et le nombre d’arènes installées.

Une arène de 500 m² suppose un local de très grande surface, un équipement technologique dense et des aménagements spécifiques.

La redevance initiale et les sommes versées au réseau

La somme forfaitaire réclamée à la signature s’établit à 27 000 €. L’engagement contractuel est de 7 ans. Le détail des redevances d’exploitation et de communication n’est pas rendu public par l’enseigne : ces éléments figurent au document d’information précontractuel, à réclamer avant tout engagement.

Les aides financières possibles

Avec 200 000 € de fonds propres pour une enveloppe pouvant atteindre 950 000 €, le recours à l’emprunt bancaire est important. Il faut un dossier solide.

Trois particularités méritent l’attention au moment de bâtir le financement. La surface exigée, de l’ordre de 1 500 à 2 000 m² pour un format complet, oriente vers des locaux de type entrepôt ou friche commerciale, dont le coût d’acquisition ou de remise en état pèse lourdement dans l’enveloppe.

L’équipement technologique constitue un actif à durée de vie limitée : casques et capteurs devront être renouvelés, ce qui suppose une provision de renouvellement absente d’un commerce classique.

Combien peut rapporter une salle EVA ?

L’enseigne communique un CA compris entre 600 000 € et 1 millions d’euros par salle après deux années d’exploitation (source : Observatoire de la franchise, 2026), pour un volume d’affaires réseau situé entre 30 et 40 millions d’euros en 2025.

L’écart de 400 000 € reflète les différences de format et de bassin de population. Un candidat a tout intérêt à demander comment se répartissent réellement les salles du réseau au sein de cette fourchette, et à quel format correspond chacune des deux extrémités.

Le ratio n’est pas le même selon qu’on ouvre une salle à 350 000 € réalisant 600 000 € de recettes ou une salle à 950 000 € en réalisant 1 million d’euros.

Les charges propres à l’exploitation d’une arène

Trois postes dominent : le loyer d’une surface très importante, la masse salariale de l’équipe d’accueil et d’animation et l’amortissement d’un parc technologique conséquent.

Il faut aussi compter la maintenance et le renouvellement des équipements de réalité virtuelle, matériel soumis à une usure rapide et à une obsolescence technologique réelle.

À l’inverse, le modèle présente un avantage : l’absence de matière première ou de stock significatif, hors consommations du bar, ce qui limite le besoin en fonds de roulement une fois l’activité lancée.

Combien de temps pour être rentable ?

Aucun délai de retour sur investissement n’est publié par l’enseigne. Les analyses sectorielles disponibles sur les franchises de loisirs indoor évoquent des horizons de deux à trois ans pour des concepts nécessitant des investissements bien inférieurs. Compte tenu de l’enveloppe engagée chez EVA, ce délai mérite d’être chiffré précisément avec le franchiseur.

Quel profil est recherché pour devenir franchisé EVA ?

L’enseigne s’adresse à des porteurs de projet disposant d’une capacité financière importante et attirés par un univers de divertissement technologique, sans exiger de compétence particulière en jeu vidéo.

Aucune qualification particulière n’est requise pour exploiter une salle. En revanche, diriger une salle EVA relève de la gestion d’un établissement recevant du public. Il faut savoir accueillir des groupes, encadrer une équipe d’animation, piloter un planning de réservations et animer une communauté locale de joueurs.

La passion du gaming aide à comprendre le produit, mais ne remplace ni les compétences de gestionnaire ni la capacité à porter un investissement lourd.

Comment trouver le bon site pour ouvrir une franchise EVA ?

Le type de bâtiment recherché

Une salle complète requiert entre 1 500 et 2 000 m², comprenant deux arènes de 500 m², des écrans destinés au public et un espace bar. Cette surface oriente naturellement vers des locaux d’activité, entrepôts ou grandes surfaces commerciales reconverties, plutôt que vers des emplacements de centre-ville. Le format retenu conditionne directement l’enveloppe d’investissement.

Ouvrir une franchise EVA

Les villes restant à couvrir

Avec 50 salles en France en 2025 et un objectif affiché de 100 unités mondiales fin 2026, l’enseigne poursuit activement son maillage.

L’implantation existante couvre déjà de nombreuses métropoles régionales ainsi que des villes moyennes et l’outre-mer. Le réseau ne se limite pas aux grandes agglomérations.

L’accompagnement du franchiseur EVA

Ce qui est transmis avant l’ouverture

Le franchiseur revendique une formation poussée de son savoir-faire présentée par son dirigeant comme la condition qui a rendu possible un déploiement rapide en franchise.

L’assistance durant l’exploitation

Au-delà du suivi opérationnel classique, la valeur ajoutée du réseau réside dans l’alimentation continue du catalogue de jeux.

L’enseigne dispose de son propre studio de développement et a annoncé, à l’occasion de sa levée de fonds de 2026, deux nouveaux titres à orientation familiale ainsi qu’une expérience de karting virtuel.

Pour un franchisé, ce renouvellement du contenu constitue le principal levier de fidélisation.

Les moyens mis à disposition du franchisé

Le franchisé bénéficie de la technologie propriétaire du réseau, du catalogue de jeux, ainsi que de l’écosystème compétitif construit par l’enseigne : championnat national, ligue professionnelle européenne et tournois inter-salles.

Cela est autant d’occasions d’animer sa clientèle locale sans avoir à concevoir sa propre programmation.

Quels sont les étapes pour ouvrir une franchise EVA ?

Rentabilité franchise EVA

  1. La prise de contact : dépôt de candidature auprès du service développement de l’enseigne et premier échange sur le projet.
  2. L’étude d’implantation : analyse de la zone visée et identification d’un bâtiment compatible avec les surfaces requises.
  3. Le choix du format : arbitrage entre les différentes configurations, décision qui détermine l’enveloppe d’investissement.
  4. La validation et le financement : remise du document d’information précontractuel au moins vingt jours avant signature, construction du prévisionnel et bouclage du tour de table.
  5. Les travaux, la formation et l’ouverture : aménagement du bâtiment, installation technologique, formation de l’équipe puis lancement commercial.

L’implantation d’EVA hors de France

La dimension internationale constitue l’un des axes structurants du réseau. Dès 2022, l’enseigne ouvre ses premières salles hors de France et tente une incursion aux États-Unis, marché le plus important de l’esport mondial, avec une implantation à Dallas.

Au printemps 2026, à l’occasion de son tour de table de 35 millions €, l’enseigne revendiquait une présence dans dix pays et plus de 70 salles en exploitation. L’Allemagne et l’Espagne sont désignées comme priorités stratégiques, avec une dizaine de chantiers engagés s’ajoutant aux sites déjà actifs. La Belgique figure également parmi les marchés investis, avec une salle à Genk.

Pour un candidat français, cette expansion a un effet indirect mais réel. Elle alimente la notoriété de la marque et renforce la crédibilité de l’écosystème compétitif, la ligue professionnelle européenne s’appuyant précisément sur ce maillage multi-pays.

Les précautions à prendre avant de devenir franchisé

Plusieurs points méritent un examen approfondi, à conduire avec le franchiseur et avec des exploitants déjà en activité.

  • L’amplitude de l’investissement, du simple au triple. Entre 350 000 € et 950 000 €, il ne s’agit pas du même projet ni du même risque. Le format doit être arrêté et chiffré avant toute projection de rentabilité.
  • Le matériel technologique s’use et se démode. Casques, capteurs et serveurs constituent le cœur du produit et devront être renouvelés. Faites préciser qui supporte ce coût, selon quelle périodicité, et si le franchiseur impose des mises à niveau.
  • La dépendance au franchiseur est plus forte que dans un commerce classique. Le produit vendu est un logiciel et une technologie propriétaires : sans nouveaux jeux, la fréquentation s’érode. Le rythme de sortie des titres et les engagements du réseau en la matière sont donc déterminants et méritent d’être documentés.

Comment EVA se situe parmi les enseignes de loisir immersif

Sur le créneau des loisirs en réalité virtuelle en franchise, EVA se compare à Virtual Center, réseau généraliste de centres VR, et à Virtual Room, spécialiste des expériences collaboratives.

La comparaison fait apparaître un décalage d’échelle plus que de positionnement. L’apport personnel exigé par EVA représente près de deux fois et demie ceux de Virtual Center et quatre fois ceux de Virtual Room. Cela est dû à l’écart de surface, une salle EVA occupant quatre à dix fois l’emprise d’un centre concurrent.

Cette différence se traduit dans les recettes annoncées : de 600 000 € à 1 million € après deux ans chez EVA, contre 350 000 € chez Virtual Center.

Le choix relève moins de la préférence pour un concept que de la capacité d’investissement et de l’appétence au risque. Un candidat disposant de 50 000 à 80 000 € se tournera nécessairement vers un format compact.

Celui qui réunit 200 000 € de fonds propres et accepte de porter un projet de plusieurs centaines de milliers d’euros accédera, avec EVA, à un concept dont l’ampleur constitue précisément la barrière à l’entrée pour ses concurrents.

Questions Fréquentes sur la franchise EVA (Esports Virtual Arenas)

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Sources et méthodologie

  • Site de franchise Consulté le 31 juillet 2026
  • Observatoire de la franchise Consulté le 31 juillet 2026
  • AC Franchise Consulté le 31 juillet 2026

Les chiffres de chiffre d'affaires sont des moyennes réseau communiquées par le franchiseur. Ils ne constituent ni une garantie ni un engagement contractuel.

Dernière vérification : 31 juillet 2026

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